Tout le monde vient entre décembre et avril. Voilà ce qu'on rate en évitant les six autres mois.
L'essentiel
- La saison verte va de mi-mai à novembre ; le Guanacaste reste sec quelques semaines de plus.
- Une journée type : une matinée ensoleillée, puis une averse de quelques heures l'après-midi.
- Septembre et octobre sont les mois les plus arrosés, surtout sur le Pacifique sud ; la côte caraïbe est alors au contraire plus sèche.
- Moins de monde, des prix plus doux et des paysages au plus vert.

La saison sèche a ses raisons, mais aussi son revers : des routes, des plages et des hôtels pleins, et des prix qui suivent. La saison des pluies, que les Costariciens appellent la saison verte, fait peur à tort. Pour un voyage à moto, c'est même souvent une très bonne idée, à condition de savoir comment tombe la pluie et de choisir son mois.
La saison verte au Costa Rica, c'est quand ?
Au Costa Rica, on ne parle pas d'été et d'hiver mais de saison sèche, de décembre à avril, et de saison verte, de mi-mai à novembre. Les Costariciens appellent d'ailleurs ces mois humides « l'hiver », même s'il y fait aussi chaud qu'en été. Le nom de saison verte n'est pas qu'un argument commercial : c'est le moment où le pays est le plus vert, où les rivières sont pleines et les cascades au plus fort.
Tout le pays ne vit pas au même rythme. Le Guanacaste, au nord-ouest, garde quelques semaines de sec de plus que le reste du pays. Plus on descend vers le sud le long du Pacifique, plus il pleut. Et la côte caraïbe a son propre calendrier : il y pleut toute l'année, mais septembre et octobre y sont parmi les mois les plus secs, au moment où le Pacifique reçoit ses plus grosses pluies.
À quoi ressemble une journée de pluie ?
Oubliez l'image d'une semaine entière sous un ciel gris. Le plus souvent, la matinée est belle et lumineuse, les nuages se forment vers midi, et l'averse tombe l'après-midi, parfois très fort, pendant une à deux heures. Puis le ciel se calme et la soirée est fraîche.
À moto, ce rythme est presque idéal : on part tôt, on roule dans la fraîcheur du matin et on arrive à l'étape en début d'après-midi, à l'heure où il fait bon poser la moto. C'est ainsi que nous construisons nos étapes en saison verte.
Mois par mois : quand partir ?
- Mai et juin : le début des pluies, encore légères et souvent en fin de journée. Le pays reverdit et les prix baissent.
- Juillet et août : arrive en général le « veranillo », un petit été de quelques semaines où les pluies se calment. Il est imprévisible, mais c'est souvent une très bonne période pour rouler.
- Septembre et octobre : les mois les plus arrosés, surtout sur le Pacifique sud, où certaines pistes deviennent difficiles et où quelques hébergements ferment. C'est en revanche une belle période pour la côte caraïbe.
- Novembre : la transition. Les pluies diminuent, la végétation est au sommet de sa forme, et la foule des fêtes n'est pas encore là.
Ce qu'on gagne à rouler en saison des pluies
Moins de monde, d'abord : des routes plus calmes, des plages presque vides et des hôtels qui ont de la place. Il est souvent possible d'organiser un voyage un mois à l'avance, ce qui est rare en haute saison. Des prix plus doux ensuite, sur les hébergements comme sur les activités.
Et la nature. C'est la saison des cascades à plein débit et de deux grands rendez-vous. De fin juillet à octobre, les baleines à bosse venues de l'hémisphère sud croisent au large du parc marin Ballena, près d'Uvita, sur la route de nos tours du sud. Et de juillet à octobre, les tortues vertes viennent pondre sur les plages de Tortuguero, côté caraïbe.

Ce qui change à moto
Rouler sous la pluie tropicale n'a rien d'insurmontable, mais quelques réflexes font la différence.
- Les pistes : la terre devient boue, et une piste facile en mars peut demander de l'expérience en octobre. Une moto légère et des pneus mixtes sont vos meilleurs alliés.
- Les gués : les rivières montent vite après une averse. On ne traverse jamais sans avoir regardé, et dans le doute on attend ou on fait demi-tour. Certains passages, comme le río Bongo dans la péninsule de Nicoya, ne se franchissent qu'en saison sèche.
- L'asphalte : le bitume mouillé glisse, surtout pendant les premières minutes de pluie et sur les marquages. On allonge les distances de freinage.
- La montagne : brouillard et éboulements sont plus fréquents. Les cols se passent le matin.
- Les bagages : ce qui doit rester sec voyage dans un sac étanche, ou à défaut dans un sac-poubelle à l'intérieur du sac.
Quel itinéraire choisir en saison verte ?
De mai à août, tous nos tours roulent normalement. En septembre et octobre, on adapte : on privilégie les itinéraires plus routiers, comme le Pura Vida Tour et ses 70 % d'asphalte, on raccourcit certaines étapes et on garde toujours une alternative goudronnée quand une piste devient impraticable. Et si vous voulez un voyage taillé pour la météo du moment, le Free Ride se construit avec vous, à partir de trois jours.
Pour bien s'équiper contre la pluie, voyez aussi notre liste : Ce qu'on emporte vraiment



